Histoire et Genealogie de la Maison de Lévis, ISBN 2-901990-06-1, Novembre 2007.

par Georges Martin

p11,12

Cherin note: « La Maison de Lévis réunit tous les caractères de la haute noblesse. »

 

LA BELLE LEGENDE DES LEVIS:  Les Lévis parents de la Sainte-Vierge

Cette legende qui attribue aux Lévis un lien de parente avec la Vierge Marie était connue de toute l'Europe. Lorsque le futur duc de Lévis (Gaston) se rendit à Potsdam en Prusse, il fut reçu par Frederic II qui lui dit tout de go : « Vous devez, Monsieur, être parent de la Vierge ..... Vous en avez cependant un titre bien connu dans l'histoire de ce M. de Lévis qui passait, chapeau bas, devant un tableau de la Vierge et à qui elle dit ; Couvrez-vous mon cousin! C'est line preuve authentique qu'elle Vous reconnaît pour être de sa famille ! » " Charles X racontait que, sur le point de fermer la porte de l'arche, Noë: avait dit à l'un de ses fils:« Surtout, n'oublie pas les papiers de la famille de Lévis. » Il aurait existé dans le  château de la Voulte, un tableau représentant la Madone, tenant l'Enfant Jesus dans ses bras; elle apparaissait ainsi, du haut d'un nuage, à un Lévis prosterne devant elle ; une banderole partait de sa main et allait rejoindre le chevalier en prières, on y lisait ces mots: « venez a moi, mon cousin. »

Le duc de Ventadour, qui un jour se trouvant sur le pont de Notre-Dame, il tomba et comme le cocher lui demandait où il souhaitait aller, il répondit noblement : Fouette, chez ma cousine ! (la Sainte-Vierge).

II semble que d' Aubigné, dans son baron de Foeneste, qui est une satyre des nobles et des courtisans de son temps, ait voulu se moquer de la prétention de la maison de Lévis, en faisant dire au pauvre baron, que le premier titre de sa noblesse se trouvait dans la Bible.

Lors de l'élection du duc de Lévis à l'Académie française, on fit circuler dans le public l'épigramme suivant :

Tu triomphais, 0 chaste Académie, A plus sainte union ne servit de fanal;

Ce jour déjà si loin de nous, Chacun semblait redire ! « O pacte virginal!

tu reçus dans ta couche endormie Il est juste d'unir Ie cousin de la Vierge

Le seigneur de Lévis pour quarantième époux A la fille d'un cardinal Jamais I'éclat dévot d'un cierge

p16

Generation

Enfants de Gui I de Lévis [*1160 où 1190, +1233] et de Guiburge de Montfort

- Gui II  - Philippe  - Jeanne

Gui II de Lévis [vers. 1210 – 27.09.1261], chevalier, seigneur de Lévis, Mirepoix, Florensac, Montségur, Montbrun, Azille, Bélesta, 
Calzan, Esclagne, Lagarde, Lapenne, Laroque, Montbel, Pomérols, Raissac, Rieucros, Saint-Benoît, maréchal des Albigeois, est nommé
dans un acte de mai 1226. En 1229, il reçut la seigneurie de Saint-Benoît. En 1232, il fit a l'abbaye de la Roche une donation de la somme
de 4000 livres parisis. En 1234, il se trouva en Languedoc, et était présent en 1237, au jugement rendu par les réquisitions contre la famille
d'Aniort. En 1240, il était un des commandants des armées françaises qui luttèrent contre Trencavel et qui prirent Carcassonne en octobre.
Il combattit à Tancarville en 1242. En 1245, il prit possession de Montségur et rendit hommage au roi. Sa seigneurie de Mirepoix
comprenait les cantons actuels de Mirepoix, Lavelanet, Fanjeaux, Limoux et Castelnaudary. II mourut le 20 septembre 1247 (d'autres 
disent après 1255), et fut inhumé à Notre-Dame de la Roche où sa statue tumulaire se dresse en face de son père : Il est dans la même 
attitude que son père les mains jointes sur la poitrine. Ses cheveux étaient blonds, ses yeux bleus, la face colorée et sévère, la barbe peu
fournie, la cotte de maille noire, avec retroussés de même couleur, est recouverte d'une longue cotte d'armes a fond d'or chevronné de
sable: l'épée est recouverte par l'écu aux mêmes armoiries, avec un lambel de 5 pendants posé en chef.
Il épousa vers 1234, Jeanne  [Jeanne de Bruyères (1216 – 1269)] qui mourut avant 1269.  

Philippe de Lévis-Florensac est mentionnée avec sa mère et son frère aîné, dans l'acte d'une donation faite par son père à l'abbaye de la Roche en 1226.

Jeanne de Lévis fut nommée tutrice de ses enfants. Elle testa en 1271, et mourut le 30 mai 1284, et fut inhumée à Castres. Elle épousa Philippe II de Montfort (-l'Amaury), seigneur de Castres et de la Ferté-Alais, conte di Squillache, fils de Philippe 1° de Montfort, seigneur de Tyr, et d'Eléonore de Courtenay, et petit-fils de Pierre II de Courtenay, empereur de Constantinople. Il mourut à la croisade devant Tunis, le 24 septembre 1270, et fut inhumé à Castres. (Descendance: de Clermont-Tonnerre, tous les de Comminges, de Vendôme, d'Albon-Forez, tous les Levis-Mirepoix, de Foix, d'Astarac, de Beauffort-Turenne, de Savoie-Vaud, de Sully, etc...) (certains la mettent à la génération suivante)

 

pp 105 t/m 108

Athanase-Gustave de Lévis Mirepoix, marquis de Lévis Mirepoix, (duc de Mirepoix dans son faire-part de décès), duc de San Fernando-Luis, grand d'Espagne de 1o classe, maréchal héréditaire de la Foi, naquit en émigration, à Aix-la-Chapelle (Prusse), le 27 mars 1792, et fut émancipé le 16 juin 1810, et revint s'installer à Léran. Il fut élève de Saint-Cyr le 13 avril 1809, mais quitta l'armée en novembre 1812, suite à une maladie. Il fut garde du corps du roi en 1814, puis chef d'escadron en 1815 et lieutenant-colonel en 1816 ; gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et nommé aide de camp du duc de Reggio. De 1824 à 1830, il fit partie du conseil municipal de la Seine. Il fut fait pair de France, le 5 novembre 1827, créé baron-pair héréditaire sur institution de majorat de pairie par lettres patentes du 8 février 1828 ; et commandeur de la Légion d'honneur. Il soutint de ses votes, au Luxembourg, le gouvernement de Charles X. Le 18 juin 1829, en tant que cousin du marié, il signa le contrat de mariage d'Alexis de Tocqueville et de Mlle Ollivier. En 1805, sa famille racheta la terre et le château de Léran; il racheta avec le duc de Levis, l'abbaye de Notre-Dame de la Roche. Outre le château de Montigny, il possédait des forêts en Saône-et-Loire, des placements industriels et déclarait en 1827, 155.000 francs de revenu. Il rentra dans la vie privée après la Révolution de 1830. Fervent chrétien, au moment de recevoir les derniers sacrements, il fit entendre ces mots qui résumèrent ses sentiments: «Dieu vient plus près de moi, afin que j'aille plus vite à lui.» En 1834, il vendit son hôtel de Toulouse, rue Ninau, au comte de Laffitte-Pelleport. Il mourut à Paris, dans son hôtel, 17 rue de Varennes, le 7 juin 1851. Il épousa en premières noces, à Paris, le 24 février 1813, Amable-Blanche de Bérulle (née le 25 mai 1792), fille d' Amable-Pierre-Albert, dit le marquis de Bérulle, premier président du parlement de Grenoble, (mort sur l'échafaud) , et d'Anne-Marie-Françoise Le Vavasseur d'Hérouville. Elle mourut à Paris, le 12 mai 1815, et fut inhumée à Saint-Sulpice. Veuf, il épousa en deuxièmes noces, à Paris, le 5 mai (ou avril) 1817, Charlotte-Adélaïde de Montmorency-Laval (née à Dampierre, le 15 février 1798), fille et héritière d'Anne-Pierre-Adrien, duc de Montmorency-Laval, duc de San Fernando Luis, grand d'Espagne de 1o classe, et de Bonne-Charlotte-Renée-Adélaïde de Montmorency-Luxembourg. Elle lui apporta la grandesse d'Espagne et le titre espagnol de duc de San Fernando Luis, qui fut plus tard confirmé a leur fils aîné. Le prince de Montmorency-Laval donna par son testament du 21 mars 1837 à la duchesse de Mirepoix la somme de 1.052.505 francs en propriétés et autres ; la princesse de Montmorency-Laval lui donna par son testament du 25 mars 1837 et deux codicilles du 29 septembre 1837 et 7 juin 1839, la terre et le château de Montigny. Elle tenait un salon chez laquelle on voyait notamment l'écrivain de la Vendée, Crétineau-Joly [went in 1823 to Rome, as companion and private secretary to the French ambassador Adrien de Montmorency] qui venait souvent dîner. On y rencontrait aussi Berryer et Montalembert. En 1864, elle s'opposa au comte Adalbert de Talleyrand-Perigord qui voulait relever et qui obtint, le titre de duc de Montmorency; d'où un procès où l'on trouva les plus grands noms de France. Elle mourut au château de Montigny-le-Gannelon (Eure-et-Loir), le 24 juin 1872.

lconographie : le duc en buste de 3/4 a gauche, lithographie Lavigne d'apres Steuben.

22o Generation

Enfants de Athanase-Gustave de Levis Mirepoix et de Charlotte-Adélaïde de Montmorency-Laval

- Adrien-Charles-Gui-Marie         - Adrienne-Charlotte-Felicite         - Sigismond         - Augustine-Charlotte-Gaston-Marie

Gui de Lévis Mirepoix, duc de San Fernando Luis, marquis de Lévis Mirepoix, grand d'Espagne de 1o classe, maréchal héréditaire de la Foi, naquit à Paris, le 14 juillet 1820.

Après la mort de son père en 1851, il crut pouvoir relever le titre de duc de Lévis-Mirepoix, mais aucune confirmation où reconnaissance de la chancellerie n' étant venue sanctionner ce titre ducal, les tribunaux français s'opposèrent à ses prétentions et le forcèrent à les abandonner. Il restaura son château de Léran ; il partagea son temps entre sa demeure ancestrale et son hôtel parisien de la rue de Varenne. Il offrit à la ville de Mirepoix le portrait en pied du maréchal de Mirepoix. En 1859, il reçut dans son château de Léran, Leopold 1°, roi des Belges. Il se sépara de sa terre et de son château de Châteaumorand qui furent vendus au comte Charles de Donny, en 1864. Il fut confirmé dans la grandesse d'Espagne de 1° classe au titre de duc de San Fernando-Luis, de son aïeul maternel, le prince de Montmorency-Laval, par cédule de la reine d'Espagne de mai 1865. En 1878, il se rendit à la cour d'Espagne afin de se couvrir officiellement comme grand d'Espagne, devant le roi Alphonse XII. Il mourut au château de Léran, le 6 novembre 1886. Il épousa à Paris, le 28 mai 1844, Marie-Josephe-Hildegarde-Ghislaine, comtesse de Merode (née a Bruxelles, le 8 novembre 1820), fille d'Henri-Marie-Ghislain, comte de Merode, prince de Grimberghe et de Rubempré, marquis de Westerloo, sénateur du royaume de Belgique, et de Jeanne de Thézan. Elle acquit provenant de sa mère, le château de Nages ; elle apporta aussi des biens en Belgique; des terres à Peyrelade (la Salvetat d'Agout) qui provenaient des Thézan. Elle proceda avec son frère le comte Charles de Merode, au partage des biens de leur père, le 16 fevrier 1850, et de leur mère, le 21 août 1865 ; elle recueillit les terres et bois des anciennes seigneuries de Buggenhout, Pamele et de Liedekerke. Lorsqu'elle devint veuve, elle se retira en 1886, dans la petite loge du portier partageant son temps entre les oeuvres charitables. Elle mourut à Hyères (Var), le 26 mars 1899.

Le comte Sigismond de Lévis Mirepoix naquit à Paris, le 24 août 1821. Le duc de Gramont écrit a Thouvenel, de Rome le 6 octobre 1860 : « Le comte Lévis de Mirepoix qui est venu ici pour l'enterrement de M. de Pimodan, a eu une attitude parfaite, bien qu'il appartienne à l'opposition. Il est venu me voir pour régler quelques questions de detail relativement à la sépulture et il m'a confirmé textuellement le récit du prince de Ligne, comme l'ayant entendu aussi. Vous devez vous figurer l'effet que produit ici la phrase:  Bonne chance et faites-vite !... » Il fut président du Conseil d'Administration de la Compagnie d'Assurance « La Providence ». Il était notamment commandeur de l'ordre de Pie IX. Il mourut à Paris, en son hôtel du 121, rue de Lille, Ie 2 juillet 1886. Il épousa à Paris, le 18 juillet 1843, Juliette de Balbes-Berton de Crillon (née à Paris, le 23 septembre 1822), fille de Félix de Balbes-Berton, dernier duc de Crillon, duc de Mahon, grand d'Espagne de 1° classe, pair de France, et de Zoé de Rochechouart-Mortemart. Elle apporta l'hotel Pierre de Sales à Paris; ses descendants le possédaient encore en 1900, mais en 1939, il était aux mains du duc de la Rochefoucauid-Estissac. Elle mourut à Paris, le 26 mars 1900.

Adrienne de Levis Mirepoix naquit a l'Abbaye-aux-Bois, le 17 mars 1818. Elle mourut au château de Léran, le 17 juin 1835, et fut inhumée a Picpus, à Paris. Le 27 juillet 1835, Mme d'Hautefeuille écrivait à Ballanche : « Sa petite‑fille (du duc de Laval), Mlle de Mirepoix, jeune personne belle et charmante, est morte. »

Augustine de Levis Mirepoix naquit en 1826/27. Elle mourut le 3 mai 1830, et fut inhumée a Picpus, a Paris.

 

23o Génération

Enfant de Gui de Lévis Mirepoix et de Marie de Merode

- Charles-François-Henri-Jean-Marie

Charles-Henri de Lévis Mirepoix, duc de San Fernando Luis, marquis de Lévis Mirepoix, grand d'Espagne de 1° classe, maréchal héréditaire de la Foi, naquit à Bruxelles, le 21 juillet 1849. Il fut maire de Léran pendant un quart de siècle. Le 16 août 1887, Henri de Regnier note: « Chez le duc de Mirepoix, au château de Montigny, un singulier portrait de famille d'un Levis: un gentilhomme du temps de Henri III, perles aux oreilles, en fraise. Une tête au profil aigu, au menton bas, les lèvres pincées ou retroussées d'une courte moustache. Une physionomie de Scapin. » Il mourut à Leran, le 10 mai 1915. Il épousa à Paris, le 28 août 1883, et au château de La Palisse, le 30 août, Henriette-Catherine-Marie de Chabannes La Palice (née à Versailles, 8 avenue de Sceaux, le 30 janvier 1861 ; baptisée le 10 avril, en l'église Saint-Louis de Versailles), Fille du comte Antoine-Edouard de Chabannes La Palice, chef d'escadron d'état-major, et de Marie-Victurnienne de Cardevac d'Havrincourt. On la voyait souvent dans les dîners en ville. Son fils écrira Elle avait coutume d'entrer au grand galop de ses promenades à cheval ". Elle entra aux Dames du Calvaire pour y soigner les cancéreux et ne quitta cette compagnie qu'a la suite d'une chute grave. Elle mourut a Neuilly-sur-Seine, le 10 mars 1931, chez sa fille.

24° Generation

Enfants de Charles-Henri de Levis-Mirepoix et d'Henriette de Chabannes La Palice

- Antoine-Pierre-Marie-François-Joseph           - Philomène-Marie-Charlotte-Gauderique

Antoine de Lévis-Mirepoix, duc de San Fernando Luis, duc de Lévis Mirepoix, grand d'Espagne de 1° classe, maréchal héréditaire de la Foi, naquit au château de Léran, le 1 août 1884. Il fit ses études chez les Frères, puis au lycée de Toulouse, et enfin à la Sorbonne où il passa sa licence ès-lettre (philosophie). Lors de la guerre de 1914-18, il fut mobilisé et termina celle-ci avec les galons de capitaine. Après la guerre, il vendit le château de Nages. Le 21 juin 1924, il assista à Paris au mariage du duc de Brissac avec Mlle Schneider. Il entama une carrière d'historien et de romancier, mais des l'age de seize ans, il composa un poème « les Ancêtres ». On lui doit notamment : « Le Papillon noir » 1912, « Les Campagnes ardentes » ouvrage couronne par l'Academie française en 1917 ; « Le Nouvel Apôtre » 1920, « La Touche-Tréville à Naples » 1922, « Le Seigneur inconnu » 1922, « Montségur  » 1924, « François 1°  »1931, « Vieilles races et Temps nouveaux » 1934, « Les Campagnes ardentes » récit de guerre, 1934, « Le Coeur secret de Saint-Simon" 1935, « Le Siecle de Philippe Ie Bel »" 1936, « La Politesse, son rôle et ses usages » 1937, en collaboration avec le comte de Vogüé; «Sainte Jeanne de France, fille de Louis XI »" 1943, « Les Guerres de Religion » 1947, « La France de la Renaissance » 1947 (Grand prix Gobert), « Les Trois Femmes de Philippe-Auguste » 1947, « La Tragédie des Templiers  » 1955, « Aventures d'une famille française  » 1955, «Ferdinande » drame en 3 actes 1961, représenté par la Comédie Française «Grandeur et Misère de I'individualisme français » 1962, « Le Parti des Ducs 1964, «Le Roi n'est mort qu'une fois »1965, « Le Ravisseur  » piece en 3 actes, 1965, représentée par la Comédie Française, « L 'Attentat d'Agnani  » 1969, « Henri IV roi de France et de Navarren » 1971, « La Guerre de Cent ans " 1973, « Philippe Ie Bel " 1973,« Le Baiser de l'Antéchrist  », « Le Voyage de Satan  », « Le Livre d'or des maréchaux de France »,  « Le Conflit entre la papauté et le roi de France ", « Saint Louis, roi de France ". Il fut le collaborateur de plusieurs revues et notamment : « La Revue de

France  », « Le Jour », « L'Excelsior », « Paris-Soir », « La Revue de Paris », « La Revue des Deux: Mondes », « Historia  »". Il rédigea les textes des spectacles « son et lumière » donnés à Foix ; composa des contes pour sa fille : La vie des poupees.... Il fut aussi conférencier a l'Alliance Française, et président fondateur de l'Institut France-Canada. Il fut maire de Mirepoix par délégation spéciale durant la seconde guerre mondiale. Il fut élu membre de l'Académie française, le 29 janvier 1953, au fauteuil de Charles Maurras. Il fut reçu le 18 mars 1954 par Jacques de Lacretelle, et eut le redoutable honneur de prononcer l'éloge de son prédécesseur, qui avait été radié en raison de son attitude sous l'Occupation. Epreuve difficile, dont il se tira avec élégance. A la mort du marquis de Thézan en 1960, celui-ci légua son fonds au duc de Lévis-Mirepoix, ses archives rejoignirent Léran. Il fut autorisé par décret présidentiel du 24 août 1961, à porter le titre de duc de San Fernando Luis, dans les actes publics. Il fut notamment maire de Léran, vice-président du comité France-USA, du Jockey-Club, président de l'Institut France-Canada, des Cincinnatis de France; en 1968, il accepta de présider le Comite du Centenaire de Charles Maurras, le Cercle de l'Oeillet Blanc, la Societé d'Histoire de France, et des présidences d'honneur : l'Association d'entraide de la noblesse française, la Societe Ariégeoise des Lettres et des Arts, la Société Historique et Regionaliste du Bas‑Limousin et son bulletin Lemouzi, etc.....  Il était notamment commandeur de la Légion d'honneur, Commandeur des Arts et Lettres, Commandeur des Palmes académiques, Croix de Guerre 14/18, Grand-Croix du Mérite civil et Militaire d'Adolphe de Nassau. On trouve à la Bastide de Bousignac line cloche sur laquelle on peut lire I'inscription suivante :

« VOVIT ME POPULUS I.H.S. MARIE ET JOSEPH XPS VINVIT XPS REGNAT XPS

IMPERAT. D'ANDREA ORA PRO NOBIS 1646. MARIE ANTOINETTE HENRIETTE PHILOMENE - PARRAIN ANTOINE DE LEVIS MIREPOIX - MARRAINE DUCHESSE DE LEVIS MIREPOIX - 1899 CURE CAROL VINEL FONDEUR TOULOUSE. » Son domaine de Léran comprenait 900 hectares. En 1979, il se sépara de son château de la Flachère et dira : « Les miens et moi, nous aurions aimé poursuivre une partie de notre existence, dans ce qui fut la résidence de tant des nôtres. C'est donc avec tristesse et mélancolie que nous avons vu l'évolution des choses et l'accroissement des charges de toute nature, frapper particulièrement un domaine de la dimension de La Flachère et, contraindre aujourd'hui, inexorablement, ma descendance et moi-même à nous séparer, bien malgré notre voeu, de ce terroir familial dont la beauté frappe le visiteur. » ; c'est le marquis de Lévis‑Mirepoix qui procéda à la vente; la petite-fille du duc, se réserva seulement le bâtiment dit « de la Régie », proche du château, comme pied à terre éventuel. Jusqu'a la fin de sa vie, il garda une vitalité qui faisait l'étonnement de la Compagnie. A près de quatre-vingt-dix ans, il se faisait encore descendre dans des arènes pour courir des vachettes landaises, ce qui était son exploit favori. C'était un homme aux convictions monarchistes, fort attaché au comte de Paris et au catholicisme. Il fut mainteneur et doyen de l'Académie des Jeux Floreaux de Toulouse. Il possédait les ruines du château de Ventadour (Corrèze). Il mourut à Lavelanet, le 16 juillet 1981. Il épousa à Paris, le 28 janvier 1911, et à Saint-Philippe-du-Roule, Constance-Zélie-Eudoxie-Marie-Nicole de Chaponay (née a Paris, le 8 avril 1890), fille de François-Pierre, marquis de Chaponay, et de Constance Schneider. Elle apporta le château de la Flachère (Rhone) qu'elle avait racheté à son frere. Elle organisait des bals, en son hotel, du 30, rue de Berri, à Paris, pour les oeuvres sociales de la noblesse française. Elle mourut à Léran, le 5 août 1975.

Philomène de Lévis-Mirepoix naquit à Léran, le 11 août 1887. Le 2 juillet 1912, Henri de Régnier ecrit : «  L'autre jour, déjeuné chez Primoli à coté de Mlle de Levis-Mirepoix, la Claude Silve de la Cité des lampes [1912]. Vingt-six ans à peu près, figure étroite et fine, l'air un peu gras, la paupière bombée [bolle oogleden], un peu étriquée, un peu province, mais très distinguée. On la dit fort demi-vierge et Prévost en semble fort épris. » ; et le 1 decembre : «  Dîné chez Mme de Pierrebourg avec les Chaumeix, Mlle de Lévis-Mirepoix... » ; le 21 février 1913 : «  Chez Martine de Béarn. Schlumberger raconte que Mlle de Levis-Mirepoix est la maîtresse de M. Odon de Lubersac [* 29 ix 1881, x 26 i 1904 Constance Livermore-Seilliere, + Paris 25 vi 1928] » ; juillet 1913 : «  Prévost a raconté à Marie qu'il a été l'amant de Mlle de Levis-Mirepoix, que certes il passe pour avoir beaucoup aimé les jeunes filles... » ; le 19 decembre 1929 : «  Mme de la Forêt-Divonne (sic) et son mari, jeune officier de marine des plus sympathiques, au visage ouvert, franc et bon. Elle entre, élégante et discrète, figure distinguée. Elle entre avec aisance, habillée avec goût et simplicité. Je la trouve à peu près telle que je l'ai rencontrée, jeune fille, chez le marquis de Ségur, à l'époque où elle publiait son premier livre, la Cité des Lampes, sous le pseudonyme de Claude Silve... Puis ce fut le scandale de sa liaison avec M. de Lubersac, la grossesse, la naissance d'une enfant, la retraite à Hyères dans une solitude qui dura quinze ans et enfin son mariage avec ce jeune marin chevaleresque, qui donna son nom aussi bien à la fille reconnue de sa femme qu'a la fille légitime qui leur naquit. Maintenant, ils habitent Neuilly et elle vient de publier un charmant livre, La Fièvre bleue, sorte de long poême en prose qui est un roman de poête. » En 1929, dans Gringoire, Prévost loua son génie, et assura que son roman la Fievre bleue, était  « une des plus hautes réussites littéraires de ce temps ». En 1935, elle reçut le prix Femina pour son roman Bénédiction. Elle mourut à Neuilly-sur-Seine, le 27 juillet 1978. Elle épousa à Hyères, le 28 juin 1927, le comte Joseph-François-Marie-Jules de la Forest-Divonne (né à ArIes, le 23 janvier 1896), fils d'Etienne-Marie-Charles, comte de la Forest-Divonne, enseigne de vaisseau, et d'Herminie-Etiennette-Marie-Leopoldine-Anna du Roure de Beaujeu. Il fut lieutenant de vaisseau du port de Brest puis second de «  l'Alderaban », station navale du Pacifique, le 8 janvier 1925 ; capitaine de Frégate. Il fut fait chevalier de la Légion d'honneur, le 7 juillet 1926, Croix de guerre, et commandeur de l'ordre d'Aviz. Il mourut à Neuilly-sur-Seine, le 18 juin 1976.

25° Generation Enfants d'Antoine de Lévis Mirepoix et de Nicole de Chaponay

- Charles-Henri-Constantin-Marie-Joseph-Ghislain                  - Victoria-Eugenia-Alphonsine-Marie